L’huile d’argan, on en parle beaucoup pour se faire belle, avec ses propriétés cosmétiques, mais elle est, c’est bien le cas de le dire, aussi « bonne que belle ». L’huile d’argan est un condiment qui a conquis sa place dans nos cuisines, malgré son prix élevé. Légèrement torréfiée, elle a un petit goût de noisette tout à fait particulier, qui relève les assaisonnements. Mais comment utiliser l’huile d’argan autrement que pour les salades ?

Des recettes à l’huile d’argan

J’ai trouvé sur ce blog deux recettes savoureuses avec lesquelles leur auteure, une française installée au Maroc, m’a vraiment fait saliver. Moi qui aime déjà la cuisine marocaine, et tout ce qui se fait avec du safran, j’ai décidé d’expérimenter les siennes !

Son Baghir à l’huile d’argan est une version « de luxe » de la petite crêpe « mille trous » qu’on vous sert au petit-déjeuner quand vous passez des vacances là bas. Si la forme et les « trous » rappellent le blinis, le goût et la consistance sont très différents : le baghrir est fait avec un mélange de semoule très fine et de farine, avec un peu de levure. Elle est habituellement légèrement tartinée avec du miel ou de la confiture, mais quand on la nappe avec de l’huile d’argan, c’est un vrai bonheur, et il n’y a besoin de rien de plus.

Sur un autre article du même blog, j’ai trouvé une proposition de pommes de terre au four à l’huile d’argan et au ras el hanout (un mélange d’épices marocain) que j’ai déjà essayée, et qui a fait les délices de nôtre diner.

Quant à moi, savez vous où j’utilise mon huile d’argan ? Dans ma pâte à pain ! J’avais l’habitude de mélanger à la farine une ou deux cuillères à soupe d’huile d’olive, avant de mettre la levure, et depuis quelques semaines, j’utilise de l’huile d’argan. Pour un pain aux raisins, par exemple, cela rajoute une petite saveur discrète qui se marie très bien bien aux fruits secs.

La spécificité de l’huile d’argan

L’huile d’argan, je vous l’ai dit, est chère. Dans les épiceries haut-de-gamme, on peut la trouver à des prix dépassant 100 € le litre, mais, rassurez-vous, on trouve de très bonnes huiles alimentaires, certifiées Ecocert, pour moins de 30 € le litre, sur le net. Cela reste élevé, et j’utilise plus l’huile d’argan comme une épice que comme une huile à tout faire.

Ce prix s’explique par son mode de fabrication : l’huile d’argan est extraite, par pression à froid, d’un noyau très dur, celui du fruit de l’arganier. Or presque tout le processus est manuel. On ne récolte pas les fruits de l’argan comme ceux de l’olivier, par exemple, mais on ramasse les noyaux après qu’ils ont été digérés par les chèvres. C’est le seul moyen d’attendrir suffisamment le noyau pour pouvoir le casser… (mais je vous rassure, on n’utilisera jamais la partie qui a été en contact directement avec la chèvre )

Justement, ensuite, les noyaux sont cassés à la main par des femmes, qui travaillent dans des coopératives. Même si le travail n’est pas très bien payé, cela leur permet d’avoir un petit revenu… et encore une fois, c’est le seul moyen d’arriver à ce coeur si savoureux.

Enfin, le reste du processus est « normal » : on torréfie les noyaux, et on les passe dans une presse.

Il en sort cette merveilleuse huile ensoleillée…

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